Scanner abdomino-pelvien : organes explorés, indications et préparation
Le scanner abdomino-pelvien est un examen d’imagerie médicale utilisé pour rechercher la cause d’une douleur abdominale ou pelvienne, d’un trouble urinaire ou digestif, ou d’une anomalie repérée lors d’un premier bilan. Il fournit des images détaillées de l’abdomen et du bassin, avec ou sans injection de produit de contraste. Voici ce qu’il permet d’explorer, comment s’y préparer et comment il se déroule.
Un examen en coupes pour explorer l’abdomen et le pelvis
Le scanner, aussi appelé tomodensitométrie ou TDM, utilise des rayons X pour produire de nombreuses images en coupes transversales. Un ordinateur les reconstruit ensuite pour permettre au radiologue d’examiner les organes, les vaisseaux et les tissus sous différents angles. Le terme « abdomino-pelvien » désigne la zone qui s’étend globalement du haut de l’abdomen jusqu’au bassin.
Quiz : Comprendre le scanner abdomino-pelvien
Contrairement à une radiographie simple, qui fournit une image en deux dimensions, le scanner distingue plus finement les structures internes. Il ne permet toutefois pas d’établir un diagnostic à lui seul. Le radiologue interprète les images en tenant compte du motif de la prescription, des symptômes et des autres examens déjà réalisés. Le compte-rendu est ensuite transmis au médecin prescripteur, qui explique les résultats et la suite à donner.
Les organes et structures qui peuvent être visualisés
Le scanner abdomino-pelvien peut étudier les principaux organes de la cavité abdominale et pelvienne. Selon la question médicale posée et les réglages utilisés, il apporte des informations sur le foie, la rate, le pancréas, les reins, les glandes surrénales, la vessie, les intestins et les ganglions. Dans le pelvis, il peut également examiner l’utérus et les ovaires chez la femme, ou la prostate chez l’homme.
| Zone explorée | Exemples de structures observées | Ce que l’examen peut aider à préciser |
|---|---|---|
| Abdomen | Foie, rate, pancréas, reins, tube digestif | Inflammation, calcul, dilatation, anomalie de volume ou masse |
| Pelvis | Vessie, organes génitaux internes, prostate | Cause possible d’une douleur, d’un trouble urinaire ou d’une anomalie pelvienne |
| Tissus voisins | Ganglions, vaisseaux, paroi abdominale | Extension d’une anomalie ou présence de signes associés |
Pourquoi un scanner abdomino-pelvien peut être prescrit
La prescription répond à une question clinique précise. Elle peut être décidée rapidement aux urgences, par exemple devant une douleur aiguë, ou programmée dans le cadre d’un bilan plus progressif. Le scanner aide notamment à localiser une anomalie et à orienter le diagnostic lorsque les symptômes ne suffisent pas à expliquer la situation.

Douleurs, symptômes persistants et bilan ciblé
Une douleur abdominale persistante, une douleur pelvienne, des nausées ou des vomissements récurrents, une perte de poids inexpliquée, du sang dans les urines, appelé hématurie, ou des infections urinaires répétées peuvent conduire le médecin à demander cet examen. Une sensation de masse, des troubles gastro-intestinaux inexpliqués ou une suspicion de colique néphrétique font aussi partie des situations possibles.
Une douleur qui dure, s’intensifie ou s’accompagne de fièvre, de vomissements importants, d’un malaise, de sang dans les urines ou les selles nécessite un avis médical sans attendre. Lorsque la douleur abdominale ou pelvienne persiste au-delà de 6 semaines, un bilan médical est particulièrement important, même si elle reste intermittente ou modérée.
Un outil de surveillance autant que de recherche
Le scanner peut aussi servir à contrôler l’évolution d’une maladie connue, à rechercher une complication, à évaluer l’efficacité d’un traitement ou à comparer les images avec celles d’un examen antérieur. Il ne remplace pas systématiquement l’échographie, l’IRM ou les analyses biologiques. Chaque technique répond à une question différente. Le choix dépend de l’organe étudié, du degré d’urgence et de l’information recherchée.
Bien préparer son rendez-vous : jeûne, injection et informations à transmettre
Les consignes varient selon l’indication et selon la présence éventuelle d’une injection de produit de contraste. Suivez donc les instructions données par le centre d’imagerie plutôt qu’une règle générale. Un jeûne préalable de quelques heures est parfois demandé, notamment lorsque l’examen concerne certains organes digestifs ou prévoit une injection.
L’injection de produit de contraste n’est pas automatique
Le produit de contraste est généralement injecté par voie intraveineuse lorsqu’il faut mieux différencier les vaisseaux, certains organes ou une zone suspecte. Il peut améliorer la lisibilité des images, mais il n’est pas nécessaire dans toutes les situations. Au moment de l’injection, certaines personnes ressentent brièvement une sensation de chaleur dans le corps ou un goût inhabituel dans la bouche. Cette sensation disparaît habituellement rapidement.
Avant l’examen, signalez toute réaction antérieure à un produit de contraste, une maladie rénale connue, un traitement en cours, une grossesse éventuelle ou la possibilité de l’être. Ces éléments n’empêchent pas automatiquement la réalisation du scanner. Ils permettent à l’équipe médicale de déterminer les précautions nécessaires et d’évaluer le rapport entre les bénéfices attendus et les risques.
Préparer des informations utiles au radiologue
Apportez l’ordonnance, vos examens antérieurs, les comptes-rendus, les résultats biologiques demandés et la liste de vos traitements. Vous pouvez aussi préparer une description précise de vos symptômes avant le rendez-vous. Notez l’endroit exact de la douleur, sa date de début, ce qui l’aggrave et les signes associés. Cette chronologie aide à présenter clairement le motif de l’examen et à distinguer une douleur localisée d’une irradiation vers le dos, l’aine ou le bas-ventre.
Ce qui se passe le jour du scanner
L’examen se déroule dans un centre d’imagerie ou un service de radiologie. Après l’accueil, un manipulateur en électroradiologie médicale vérifie les informations importantes et explique les différentes étapes. Il peut vous demander de retirer les objets métalliques situés dans la zone étudiée, puis de vous allonger sur le dos, sur une table mobile.
La table avance lentement dans l’anneau du scanner. Cet anneau est plus court et plus ouvert qu’un tunnel d’IRM. Pendant l’acquisition, il est important de rester immobile. Des consignes simples peuvent être données par haut-parleur, notamment celle de retenir sa respiration pendant quelques secondes, afin d’obtenir des images nettes.
Un examen rapide, avec une surveillance si nécessaire
La prise des images est généralement rapide. Si une injection est prévue, une voie veineuse est posée avant le scanner et l’équipe reste disponible pendant l’examen. Une fois les images terminées, vous pouvez habituellement repartir selon les consignes reçues. Le radiologue analyse ensuite les coupes et rédige le compte-rendu. Les modalités de remise des résultats dépendent de l’organisation du centre et de la situation clinique.
Rayons X, grossesse et limites : les précautions à connaître
Le scanner utilise des rayonnements ionisants. Sa prescription repose donc sur l’intérêt médical attendu. L’examen est réalisé lorsque les informations qu’il peut apporter sont jugées utiles pour la prise en charge. Les protocoles sont adaptés à la zone explorée afin de limiter l’exposition au niveau nécessaire.
Une grossesse connue ou suspectée doit être signalée avant l’examen, car l’abdomen et le pelvis sont directement concernés. Le médecin et le radiologue évaluent alors s’il faut différer le scanner, choisir une autre méthode d’imagerie ou le maintenir lorsque la situation le nécessite. Enfin, un résultat normal n’exclut pas toutes les causes possibles des symptômes. Le scanner s’interprète avec l’examen clinique et les autres résultats du bilan.
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